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des Porte-Plumes Mairie
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Françoise Ribera 
D'origine
espagnole, Françoise Ribera vit en Touraine depuis de nombreuses
années. La terre de Federico Garcia Lorca lui a inspiré un recueil de
poèmes,
Les chemins de Lorca aux éditions du Roseau, poète qu'elle
découvre pendant ses études supérieures en Espagne.
Danse avec le
feu...Danse avec la mort...Sous les oliviers...La garde
civile. Ainsi débute l'un de ses poèmes qui annonce le style
d'écriture que Françoise Ribera ne cessera de travailler, dans la
sobriété, la rigueur et la lumière. Il faut dire aussi que la poètesse
manie le pinceau. Ses toiles expriment à la fois le dépouillement du
sujet peint et l'illumination qu'il lui inspire. La terre de Lorca est
aussi la sienne : Françoise Ribera s'adonne en ce moment à une oeuvre
dont on parlera beaucoup sans nul doute,
Aux Portes de la
foi, livre sur ses racines ibériques.
Installée
à Saint-Cyr-sur-Loire, cette femme, s'est engagée avec conviction et
talent dans la recherche de son art personnel. Art poétique révélé dans
les années 90 en étant accueillie par l'Association « Art et poésie de
Touraine » et par le célèbre « Club des Poètes » de Jean-Pierre Rosnay
à Paris. Elle reçoit en 1997 le diplôme d'honneur de la Société des
Poètes et Artistes français, ce qui est un signe indéniable de
reconnaissance. Si cette saint-cyrienne collectionne les prix
littéraires, elle en parle bien peu, non par modestie mais par esprit
sereinement critique à l'égard des récompenses qui, selon elles, sont
rarement justes...Elle préfère assumer pleinement ses livres
en participant à maints salons et rencontres littéraires de cette terre
tourangelle qu'elle a adoptée avec élégance et passion. Citons-en
quelques uns, hors Saint-Cyr-sur-Loire :
les Printemps des poètes, Les
rencontres du Jardin des Prébendes, les Fêtes du livre du Quartier
Colbert, Les murs de la poésie, la Forêt des Livres de Gonzague
Saint-Bris, le Salon international de la poésie de Nohant, etc. Elle ne
pouvait éviter Alfred de Vigny, en lui consacrant en 2003 un recueil où
le romantisme de l'écriture est sous-jacent,
Alfred de Vigny, poète
tourangeau. Côté femmes de lettres, George Sand s'est vue revisitée par
Françoise Ribera avec un étonnant petit essai,
George Sand,
Ensorcelante, ensorcelée. Le titre donne le ton à ce livre qui,
désormais, est inscrit dans toute bibliographie de la mère de la petite
Fadette. Citons le début du premier recueil de poèmes de Françoise
Ribéra,
Passages du temps :
Écrire, écrire, Écrire pour ne pas mourir,
Écrire pour ne plus souffrir...et ces mots-là font penser étonnamment à
ceux écrits par une autre grande dame des Lettres françaises, Simone de
Beauvoir...Citons encore son dernier recueil,
Souffles de vie ( éd. Le
Roseau – 2009 ) où l'écriture, de plus en plus épurée, révèle un vécu
de femme passionnée, entière donc vulnérable – ce qui nous rend
Françoise Ribera bien proche de nous ! Ce livre a été remarqué, entre
autres, par madame Catherine Bankhead, lauréate de l'Académie
française! Et c'est peut-être dans l'un de ses projets qu'elle nous
livrera enfin le meilleur d'elle-même :
A Magdala – ou une histoire de
Marie-Madeleine, sous forme de poèmes illustrés de peintures de la
Sainte, des seizième et dix-septième siècles
Aimant
les voyages en France et un peu partout dans le monde, ne ratant guère
les spectacles, conférences et expositions de qualité de Tours et ses
environs, accordant le fond de son coeur à sa famille, Françoise passe
le plus clair de son temps chez elle, une demeure dans le plus pur
style des maisons tourangelles, haute et confortable, pleine de
couleurs bleues et blanches, de livres soigneusement rangés, de
tableaux où le regard s'attarde avec beaucoup de poésie et un peu de
mélancolie, sous le regard langoureux d'un superbe chat blanc et noir.
Dans sa cour intérieure, qui fait penser à un patio espagnol,
l'écrivain-peintre aime à se recueillir pour méditer sur les hommes et
les femmes de son époque et sur l'art : exemple, cet extrait de texte
inédit :
Esprit de pauvreté du poète
« Les richessses
de l'univers poétique ne sont accessibles qu'à celui qui vit dans la
pauvreté », selon le grand poète Rainer Maria Rilke. Et Françoise
Ribera de développer humblement :Il est un esprit de pauverté
commun à tous ceux qui créent. Je veux dire que toute œuvre poursuivie
avec passion, entraîne un certain mépris de l'argent.…Confiance,
bon renom, influence sur les esprits : ce sont là les biens qui ne
s'acquièrent pas à prix d'or : l'homme ( l'artiste, par exemple )les
paie de sa personne, de sa propre dépense.…Pour le
poète, ces biens-là sont les vraies richesses. Je dirai même, un
véritable artiste se sent toujours mal à l'aise dans la possession. Le
terme « posséder » est synonyme pour lui d'un emploi misérable de la
vie. C'est aussi une aliénation.…« L' état de
pauvreté du poète » : la chose est vraie non seulement des écrivains et
des artistes, mais de tous ceux qui créent.L'écrivain
français Pierre-Jean Jouve déclarait : « La poésie, c'est l'art de
faire. Selon cette définition qui remonte à la science des Anciens, la
poésie tient sous son influence tous les autres actes de l'homme ».Retour
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